Parcours à jbel Selkha, 04 janvier 2026

Le départ est donné tôt le matin depuis le centre de Bghaghza. La pluie s’est rapidement transformée en un véritable déluge. Dès les premières pentes qui mènent vers le Jbel Selkha, la terre rouge de Bghaghza se transforme en une boue collante, testant immédiatement l’adhérence de nos chaussures.

La montée, d’ordinaire modérée, devient un défi technique. La pluie torrentielle réduit la visibilité. La végétation forestière, dense, nous offre un abri précaire mais ne suffit pas à nous protéger du froid. Le sentier se transforme par endroits en ruisseau. Chaque pas nécessite une attention particulière pour éviter de glisser sur les racines et les roches trempées. Malgré la pluie, l’atmosphère est magique : les odeurs d’arbres et de terre mouillée sont intenses, et la forêt prend des teintes sombres et mystérieuses.

En approchant de la crête, le vent se lève, fouettant la pluie contre nos visages. Arrivés au sommet, le panorama est noyé dans un brouillard épais. La « récompense » n’est pas visuelle, elle est intérieure : le sentiment d’avoir accompli une randonnée exigeante dans des conditions extrêmes, dans un état de nature brute. La crête est balayée, nous ne nous attardons pas.

Enfin, le sommet ! Le paysage est dégagé à 360 degrés. Au nord-est, on voit Kelti, àl’est les trois peaks de Sfiha Telj tandis qu’au su-est le majestueux Tissouka. Le vent y est si fort qu’il est difficile de rester debout près du cairn. Mais la clarté de l’air offre une vue d’une netteté rare, un spectacle saisissant sur le Rif marocain.

La descente vers le hameau (El Berak) est périlleuse. Les sentiers forestiers sont glissants. Les ruisseaux que nous avions n’arrêtent pas d’augmenter en volume. Il faut être vigilant lors de la traversée de ces oueds improvisés. La boue est omniprésente. Finalement, après plusieurs heures de marche intense, nous apercevons les premières maisons de Bghaghza, synonymes de chaleur et de bouffe.

La randonnée au Jbel Selkha sous une pluie torrentielle est une expérience intense, déconseillée aux randonneurs inexpérimentés. C’est une immersion totale dans un environnement sauvage, où la montagne montre sa force. La sécurité est primordiale, la boue et les oueds en crue rendant la progression difficile.

L’aventure se termine au restaurant Siwana autour de tagines de bissara, de poisson et de verres de thé bien chaud. La conversation tourne sur les moments cruciales du parcours qui resteront gravés dans nos mémoires. Bravo au petit groupe de participant(e)s à cette aventure inoubliable.

 

 


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