
Ce vendredi 1er mai 2015 quatorze participants se sont donné rendez-vous devant l’école Berchet pour un départ à 8 heures à destination de Ouezzane point de ralliement avec les trois participants venant de Tétouan. Après un arrêt reposant dans un café à l’entrée de Ouezzane, le convoi reprend la route à 11 heures vers Moulay Bouchta El Khammar pour visiter la forteresse Almoravide d’Amergou. Les douze derniers kilomètres menant à Moulay Bouchta étaient dans un état le moins qu’on puisse dire lamentable, ce qui nous a fait perdre un temps considérable. A 14 heures nous arrivons à Moulay Bouchta ou nous avons fait un court arrêt pour récupérer le guide qui allait nous faire visiter la forteresse puis nous avons entamé une « escalade » en voiture des 3 kilomètres de piste qui monte vers le sommet où est située la forteresse. A 14h30 a commencé la visite de la forteresse. L’intérêt historique de la forteresse, son état récemment restauré et sa situation sur le sommet Amergou avec des vues panoramiques prenantes sur tout le lac du barrage Al Wahda et sa vaste vallée nous ont fait oublier les difficultés rencontrés sur la route. Le verdict fut unanime : la visite en valait la peine !

A quinze heures trente nous avons quitté la forteresse pour faire les derniers 52 kilomètres qui nous séparaient de notre gîte se trouvant au cœur de la commune de Kissane sur l’autre rive du lac du barrage. Une fois encore l’état désastreux des dix-neuf kilomètres entre Ourtzarh et Kissane nous a fait perdre beaucoup de temps. A dix-sept heures trente nous arrivons au gîte Kissane pour être réconforté par l’accueil chaleureux des propriétaires et les petites montagnes de couscous aux légumes qui attendaient notre arrivée.
Après nous être installé dans nos chambres et bien reposé nous nous retrouvons dans le grand salon du rez-de-chaussée du gîte pour assister à deux présentations intéressantes accompagnées d’un bon thé et de délicieux biscuits fait maison. La première présentation fut donnée par Souhade, la propriétaire du gîte, et porta sur la biodiversité de la région et les dangers qui la menacent. Elle a aussi évoqué les efforts entretenus par elle-même aidée par sa famille pour inciter les locaux à s’organiser dans des coopératives et des associations à fin de faire face à cette situation alarmante. La deuxième présentation de Pedro a mis l’accent sur l’importance de l’eau et les efforts que fourni le Maroc pour moderniser ses infrastructures reliées à cette ressource vitale.

Le lendemain matin à sept heures nous avons eu droit à une visite découverte de la ferme qui entoure le gîte accompagné par souhade qui nous a donné amples explications sur les différents produit de la ferme : plantes médicinales, fleurs, variété d’arbres fruitier …
Après un petit déjeuner copieux aux produits biologiques de la ferme, les participants à la randonnée se sont retrouvé pour entamer leur marche à 9h 45. La beauté du parcours, guidé par Hassan, restera gravée dans notre mémoire. 13,5 km de pistes et de sentiers passant à travers de beaux vergers, de villages et de maisons à toit pointu en zinc typique de la région. A 13h30 et aux deux tiers du parcours environ, nous sommes arrivé à la maison où Souhade a prévu le déjeuner. La nourriture qui nous a été servie dans ce très beau jardin accompagné de la douce musique que jouaient les deux jeunes qui nous ont rejoints était « la cerise pardessus le gâteau » du parcours. Aux environs de 17h nous décidâmes de quitter ces lieux paradisiaques et continuer notre randonnée pour rejoindre le gîte.

Le soir venu, l’un des participants s’est vu obligé de prendre le chemin du retour à Tanger tellement il souffrait des effets aiguës d’une allergie aux pollens qui a défié toute tentative de médication.
Dimanche matin, après le petit déjeuner et les adieux, le convoi a pris le chemin du retour, mais cette fois via Bab Taza. Les beaux paysages se multipliaient le long de tout le trajet ce qui fut un régal pour les passagers. Les conducteurs quant à eux, « avaient d’autres chats à fouetter ». Le très mauvais état de la route et les trous qui se multipliaient ne leurs laissaient guère le temps d’admirer le paysage. On a compris alors pourquoi les locaux appellent cette route « Baghrira » – crêpe marocaine à mile trous – sauf que cette route en avait plusieurs milliers. À l’entrée de Bab Taza nous nous sommes arrêté pour une trêve après ce long périple de 82 km .

Malgré le bémol posé par l’état désastreux de quelques traçons de route, l’atmosphère gaie et conviviale dans laquelle s’est déroulé cette sortie ajoutée à l’accueil chaleureux de nos hébergeurs et le cadre paradisiaque de la région laisseront des souvenirs agréables dans la mémoire des participants y compris Mohamed, je l’espère, en lui souhaitant un prompt rétablissement.
Mohammed A.
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